Le 21 août 2007, une photo fait la une de nombreux journaux occidentaux: le drapeau russe accroché sur un petit mât d’un mètre en titane planté au fond de l’océan arctique à 4261 mètres de profondeur à l’emplacement du pôle Nord. Cet acte, interprété par de nombreux spécialistes comme le début de la « conquête » russe de l’Arctique1, et la rhétorique russe autour de cet événement peuvent servir de bon exemple pour illustrer la politique russe ambiguë en Arctique. En effet, comme ce travail va tenter de montrer, ce geste peut être à la fois interprété comme l’expression d’une politique agressive nationaliste de conquête (IR-realism), mais aussi comme un acte de coopération et de volonté de modernisation (IR-liberalism). L’analyse du discours autour de cet événement et les interprétations différentes que l’on trouve dans la littérature scientifique sont primordiales pour comprendre les fréquentes allusions des participants russes à l’expédition « Université flottante » (dans le cadre du programme Geneva Global de l’Univeristé de Genève) pour illustrer leur propre compréhension des enjeux en Arctique. (voir notre article Interview des participants de l’expédition).

De « l’Arctique est à nous » à « l’Arctique est notre maison commune 

Parmi les livres scientifiques choisis pour cette analyse, le thème de la conquête joue un rôle particulièrement important chez Paul Josephson dans The Conquest of the Russian Arctic. Josephson souligne par ce choix de titre non seulement le fait que l’Arctique a été conquise, mais il véhicule également un deuxième message : en parlant de l’Arctique russe – et non pas de l’Arctique soviétique – l’auteur relie naturellement l’histoire de l’Arctique soviétique à celle de la Russie d’aujourd’hui en qualifiant les deux comme « conquête ».

Ce lien entre la politique soviétique et celle de la Russie actuelle est maintenu tout au long du livre. Ainsi dans l’introduction, après que Josephson ait décrit la terreur et le travail difficile des scientifiques à l’époque stalinienne, l’auteur construit un lien direct entre cette description et la Russie actuelle en notant :

 

« In all of these ways, the history of the Soviet Arctic reveals a surprising number of continuities with ongoing twenty-first-century Russian programs »2.

La rhétorique souvent agressive de certains politiciens et hommes célèbres russes renforce l’image de la conquête russe de l’Arctique et elle semble donner raison à la théorie de Paul Josephson. De cette façon, la déclaration du vice premier-ministre russe, Dimitry Rogozine, a fait beaucoup de bruit en Occident lorsqu’à l’été 2015 , il déclara dans une interview sur la chaîne nationale russe Rossija odin :

« L’année dernière, nous avons vu la réunification historique de Sébastopol et de la Crimée. Cette année, nous aurons une nouvelle vision et un nouveau point d’intérêt – l’Arctique. A la base, l’Arctique et la Crimée sont la même chose ».3

Alexei Chiligarov, chef de la fameuse expédition Arktika-2007

Le commentaire de Rogozine reprend un discours nationaliste agressif, tel qu’il a déjà été énoncé par l’explorateur polaire Arthur Chilingarov en 2007. Chilingarov, « héros de l’Union soviétique et de Russie»4, était le superviseur de l’expédition Arktika-2007, la fameuse expédition au cours de laquelle des scientifiques avaient non seulement relevé des échantillons de terre de la dorsale de Lomonosov pour prouver que celle-là était une extension géologique de la terre russe, mais aussi planté le drapeau russe au fond de l’océan arctique. Chilingarov commentait cet acte en disant :

« Le plus important de cette expédition était de montrer que l’Arctique est la nôtre, que l’Arctique est russe »5.

Parmi la littérature scientifique analysée, Marlène Laruelle, Geir Honneland et Paul Josephson font également référence à cette citation pour illustrer le rôle important que l’Arctique joue dans la perception de soi et la formation d’un caractère national russe. De cette façon, l’énonciation nationaliste de Chilingarov fait écho à la théorie de Laruelle selon laquelle la Russie se distingue par rapport aux autres nations par son métanarratif géographique de superlatifs : en tant que pays entre l’Europe et l’Asie, la Russie est « larger » (eurasisme) que les autres, elle est allée « higher » (cosmisme) et elle est aussi « further » que d’autres pays grâce à son large territoire dans des zones arctiques. Le discours nationaliste de Chilingarov fait alors référence à cette perception de la Russie comme pays nordique qui a par ce fait le droit ultime de posséder l’Arctique.

Les interprétations scientifiques du planté du drapeau russe et du discours de Chilingarov sont très variées. Certains y voient un acte purement symbolique qui n’a en effet aucune signification juridique (Laruelle); d’autres mentionnent cet événement comme un tournant important dans la politique internationale en Arctique (Honneland) et les derniers y voient une confirmation évidente de la politique agressive russe en Arctique qui existe déjà depuis l’époque soviétique (Josephson).

Selon Honneland, le drapeau russe au fond de l’océan arctique et la déclaration de Chilingarov peuvent être considérés comme le « starting shot for the ‘race for the Arctic’»6. Honneland souligne qu’après la chute de l’URSS, l’Arctique était devenue un territoire de dialogue et de coopération, mais que l’épisode du drapeau russe avait changé cette situation paisible et fait de nouveau de l’Arctique une région de confrontation :

In the aftermath of the Cold War, the Arctic became a site of collaboration between East and West. European governments were keen to draw the young Russian Federation into new forms of transnational institutional arrangements aimed at reducing the potential for future East-West conflict. […] This changed when members of a Russian scientific expedition planted a Russian flag on the seabed at the North Pole in August 2007.7

Selon Honneland, la période de coopération et de coexistence pacifique était donc arrivée à son terme en 2007 et une rhétorique plus agressive dominait dès lors le discours sur l’Arctique.

Contrairement à Honneland, Marlène Laruelle ne voit pas dans cet acte, un événement d’une importance internationale. Selon elle, la rhétorique nationaliste était essentiellement adressée à un auditoire russe et non pas à un public international.8 A l’argumentation de Laruelle il convient d’ ajouter que Chilingarov se réfère dans l’interview mentionnée explicitement aux réactions occidentales. Ainsi, l’explorateur polaire déclara  lors de son arrivée à Moscou après l’expédition en Arctique qu’il « s’en foutait de ce que certains politiciens étrangers disaient à ce sujet [le planté du drapeau russe] »9. Le discours de Chilingarov ne s’adresse donc pas seulement à un public national, mais la remarque de l’explorateur polaire doit aussi être comprise comme une réponse aux interprétations de l’Occident qui reprochaient à la Russie l’action solitaire d’une conquête de l’Arctique – et par son discours agressif, Chilingarov fournit à l’Occident justement l’image de cette « conquête russe de l’Arctique ».

Quand on analyse la rhétorique russe autour de l’épisode du drapeau, il est indispensable de distinguer le discours non officiel de Chilingarov et celui du gouvernement russe. Josephson, qui voit dans le geste un acte de conquête agressif, admet que Poutine « welcomed Chilingarov’s flag-planting expedition as confirmation of Russia’s claim of the Lomonosov Ridge, which would enable Russia to extend its exclusive economic zone toward the North Pole and include several vast oil and mineral deposits »10. Malheureusement, Josephson n’indique pas ses sources et il faut souligner le fait que – contrairement à ce qu’on pourrait croire après la lecture de Josephson – le discours de Poutine autour de cet événement se distinguait sensiblement de celui de Chilingarov. De cette façon, Poutine soulignait que cette expédition était très importante pour la Russie, mais que les résultats scientifiques de cette expédition devaient être discutés avec les partenaires internationaux en Arctique.11 Le discours officiel de Poutine atténue donc la rhétorique agressive de Chilingarov et le président russe souligne l’importance des accords contraignants et la conformité de la Russie aux lois internationales.

A travers son discours, Poutine reste alors fidèle à la doctrine de libéralisme en accentuant l’importance de la coopération et d’un consentement de toutes les parties impliquées. Néanmoins, en soulignant que cette expédition était très importante pour la démonstration de l’appartenance de la dorsale de Lomonosov au plateau continental russe, le président russe ne se distancie pas non plus clairement de l’argumentation de Chilingarov.

Ce discours officiel, qui bascule souvent entre une politique de « security-first » d’un côté et de « cooperation-first » de l’autre, est exemplaire pour le cas de l’Arctique. D’une part, le gouvernement souligne inlassablement l’importance d’une coopération dans le Grand Nord. Le meilleur exemple pour ce discours de coopération est le forum international Arctic : Territory of Dialogue qui se déroule une fois par an dans la ville d’Arkhangelsk et qui porte déjà par le choix du titre le message sans équivoque que la Russie cherche la coopération internationale en Arctique. Ce discours de coopération met en avant l’importance économique de l’Arctique car le développement du passage du Nord-Ouest et l’extraction des ressources est seulement possible par le biais d’une coopération internationale. En outre, l’économie ne peut pleinement se développer seulement dans un climat de détente.

Le double discours du Kremlin : la coopération tout en gardant les priorités nationales

D’autre part, le discours officiel russe est également souvent imprégné d’une rhétorique plus nationaliste qui présente la Russie comme la seule « vraie » nation arctique et qui la défend de l’incursion d’autres états qui voudraient profiter des richesses de l’Arctique. Un exemple de ce basculement entre le discours de coopération et celui de conquête peut être repéré dans une interview que Poutine a donné en 2017 pendant l’émission de télévision Prjamaja Linja (Ligne directe). Dans cette émission, le président russe constate que l’Arctique est une région d’une importance primordiale et qu’elle « assurera l’avenir de la Russie ». En outre, il dit que la Russie est prête à « coopérer avec les autres états arctiques », mais qu’elle devra « garder ses propres priorités »12. Dans cette déclaration, on trouve deux éléments importants qui font partie du discours russe sur l’Arctique. Tout d’abord, on y trouve le basculement entre un discours de coopération (« coopérer avec les autres états arctiques ») et un discours de « security-first » (« garder ses propres priorités »). Deuxièmement, le Grand Nord y est présenté comme le territoire où l’avenir russe – et l’avenir international – se déroulera. De cette façon, l’Arctique est mis en scène comme un nouveau territoire d’une importance primordiale où la Russie pourrait prendre un rôle directeur. L’Arctique est donc aussi compris comme une nouvelle chance pour la Russie de pouvoir de nouveau être un grand acteur international et moderne.

Le sous-marin Mir-2 lors de l'expédition Arktika

Le sous-marin Mir-2 lors de l’expédition Arktika

Dans ce contexte, il faudra également comprendre le planté du drapeau russe au fond de l’océan arctique. La descente des deux sous-marins Mir-I et Mir-2 à plus que 4000 mètres sous l’eau et l’installation d’un drapeau ont coûté un grand effort scientifique qui a souvent été comparé à celui de l’alunissage par les Américains.13 Jamais dans l’histoire un sous-marin n’avait atteint une telle profondeur. L’épisode du drapeau porte donc également un message technopolitique : la Russie est mise en scène comme un pays moderne qui arrive même à s’imposer dans les conditions d’environnement difficiles de l’Arctique (voir notre article La conquête militaire).

Un drapeau russe planté par une équipe internationale

En outre, la dualité entre une approche de conquête et une politique de coopération se manifester également dans l’épisode du drapeau russe au fond de l’océan arctique. Contrairement aux interprétations de Honneland, Josephson et Laruelle, l’expédition arctique de Chilingarov ne peut pas seulement servir comme expression d’un nationalisme russe en Arctique, mais aussi comme un exemple de coopération internationale – si paradoxale que cela puisse sembler à première vue. Certainement, Chilingarov recourt à un discours qui est trempé de nostalgie de la « grandeur soviétique » et l’explorateur polaire essaie de faire revivre cette grandeur dans la Russie actuelle. Néanmoins, une partie importante du commentaire de Chilingarov est souvent négligée par les analyses occidentaux. Ainsi, peu après son énonciation provocatrice, l’explorateur polaire admet que le succès de l’expédition avait été grâce à son équipe et à ses « 350 participants dont des scientifiques, des marins et des aviateurs »14. Quand on regarde la composition réelle de cette équipe, le planté du drapeau russe perd sensiblement de son caractère nationaliste. En effet, l’expédition a été initiée par le gouvernement russe, mais elle a été organisée par un groupe de scientifiques australo-américains, financée par Frederik Paulsen, un magnat pharmaceutique suédois et faite avec les deux sous-marins Mir-I et Mir-2 construits en Finlande.15 La composition de l’équipe ne correspond donc pas du tout à ce qu’on aurait pu attendre d’un groupe de scientifiques qui veut « conquérir » le pôle Nord pour la Russie. 16

Les connaissances que nous avons de l’Arctique constituent un savoir dispersé 

Cette contribution diverse montre que l’Arctique reste un espacela collaboration internationale est indispensable. Le succès de l’expédition Arktika-2007 dépendait fortement de la contribution étrangère et un pays seul n’aurait pas été capable d’atteindre le fond de l’océan arctique à l’endroit du pôle Nord. Malgré le discours souvent nationaliste autour de l’Arctique, comme celui de Chilingarov et de Rogozine, le succès des projets scientifiques dépend fortement – comme le montre clairement cet exemple – de l’entre-aide parmi les différents états, institutions et organisations car les connaissances de l’Arctique forment un savoir dispersé qu’un seul état ne peut pas se procurer dans une action solitaire. L’épisode du drapeau russe est un cas typique de « Big Science ». Comme le constate Alvin Weinberg dans son fameux article sur « Big Science » de 1961, la mégascience est une « supreme outward expression of our culuture’s aspirations »17 et elle peut être vue comme une tentative d’ajouter du prestige à une nation. L’expédition Ariktika-2007 et sa présentation comme un succès scientifique russe correspond clairement à cette condition. D’ailleurs, le fait que planter ce fameux drapeau russe n’a pu se faire sans une collaboration internationale renforce la thèse de John Krige qui montre dans ses études sur la bombe atomique et l’énergie nucléaire qu’une collaboration en « Big Science » est souvent indispensable.18

L’exemple du drapeau russe illustre également le fait que l’Arctique est une région surchargée de symbolisme dont l’équilibre international est très fragile et chaque mouvement d’un état est observé méticuleusement par les autres pays arctiques.

Malgré le fait que planter le drapeau n’ait pas été un acte planifié19, la symbolique de ce geste a été si puissante qu’elle est parvenue à semer la méfiance parmi les acteurs internationaux.

En même temps, cet événement illustre comment la politique de la confrontation et celle de la coopération sont souvent très proches et peuvent produire des symbioses étonnantes.

Poutine lors du forum "Arctique, territoire de dialogue"

Poutine lors du forum Arctique, territoire de dialogue

Enfin, il faut souligner que dans le discours officiel russe, l’appel à une coopération internationale est beaucoup plus dominant que celui à une conquête agressive de l’Arctique. Par exemple l’expression « l’Arctique – notre maison commune » est presque devenue une tournure de phrase parmi les représentants du gouvernement russe. Ainsi, Poutine utilisait cette expression pour la première fois en septembre 2010 lors du forum arctique20. Ensuite, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a emprunté cette expression dans une interview en janvier 2016 au Shared Voices Magazine.21 Et finalement, Aleksandr Frolov, le président du holding Akvilon Invest, recourt de nouveau à la même image lors de l’Arctic Forum en 2017.22 La liste des représentants officiels russes qui utilisent cette tournure de phrase semble presque interminable.23 L’utilisation fréquente de cette expression, qui est clairement une allusion au concept de la « maison commune européenne » de Gorbatchev, montre comment le focus géopolitique de la Russie a changé ces dernières années. Alors que sous Gorbatchev, l’avenir de la Russie se croyait encore en Europe, c’est aujourd’hui l’Arctique qui joue le rôle prometteur d’un avenir prospère. Comme à l’époque de la pérestroïka, c’est la coopération qui est mise en avant, mais contrairement à la « maison commune européenne » de Gorbatchev, la Russie veut cette fois-ci non pas rejoindre une communauté déjà formée, mais plutôt jouer le rôle leader d’une région géopolitiquement intéressante.

Parmi les experts occidentaux, le discours officiel de coopération de la Russie est interprété de manières différentes. Selon Honneland, le discours de coopération est aussi l’expression d’un narratif qu’il désigne significativement :

« The world is against us, but we just want peace »24.

Selon cette théorie, la Russie aime se présenter comme un pays qui cherche la coopération en Arctique, mais qui est toujours mal comprise par les autres acteurs internationaux. Le discours de coopération devrait donc mettre en scène l’image d’une Russie qui veut seulement la paix en Arctique, mais qui se trouve constamment sous la menace des autres acteurs internationaux belliqueux.

Contrairement à Honneland, Marlène Laruelle dessine l’image d’une Russie coopérative qui recourt seulement à un discours agressif si celui-ci est provoqué par un autre état : « Moscow seems to define its strategy by mirroring its partners ».25 Laruelle défend la thèse d’une Russie réactive qui agit seulement selon le principe « moi, je te donne, si toi, tu me donnes ». Ces différents discours seront également observés dans ce dossier Arctique russe (voir nos articles  L’Arctique dans les médias russes et Interview des participants à l’expédition « Université flottante »).

Notes :

1 Voir par exemple Honneland qui voit dans l’acte de la plantation le point tournant dans la politique internationale de l’Arctique. Honneland, Geir, Russia and The Arctic: Environment, Identity and Foreign Policy, Tauris, 2015, p. 154.

2 Josephson, Paul R., The Conquest of the Russian Arctic, Harvard UP, 2014, p. 4-5.

3 Barentsobserver, Expansionist Rogozin looks to Arctic, 21.04.2015, [Consulté le 14 septembre 2017] Disponible à l’adresse : http://barentsobserver.com/en/arctic/2015/04/expansionist-rogozin-looks-arctic-21-04

4 Titres officiellement portés par Chilingarov.

5 MKRU, Arthur Chilingarov, 07.08.2007, On a montré que l’Arctique était à nous, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : http://www.mk.ru/editions/daily/article/2007/08/07/88555-artur-chilingarov-myi-dokazali-arktika-nasha.html

6 Honneland, op. cit., 2015, p. 45.

7 Honneland, op. cit., 2015, p. 154.

8 Laruelle, op. cit., p. 10.

9 En original : « И мне наплевать, что говорят всякие зарубежные политики по этому поводу». Voir: (MKRU, Arthur Chilingarov, 07.08.2007, On a montré que l’Arctique était à nous, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : http://www.mk.ru/editions/daily/article/2007/08/07/88555-artur-chilingarov-myi-dokazali-arktika-nasha.html

10 Josephson, Paul R., The Conquest of the Russian Arctic, Harvard UP, 2014, p. 331.

11 Pravda, Poutine a souligné l’aspect politique de l’expédition « Arktika-2007 », 07.08.2007, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : https://www.pravda.ru/news/world/07-08-2007/234326-arctic-0/

12 TASS, Poutine : la Russie est prêtre à une collaboration en Arctique, mais elle doit respecter ses propres intérêts, 15.07.2017, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : http://tass.ru/ekonomika/4339094

13 Voir par exemple le commentaire de Balyasnikov : « It [the flag planting] is a very important move for Russia to demonstrate its potential in the Arctic. It’s like putting a flag on the moon”. Parfitt, Tom, Russia plants flag on the North Pole Seabed, 02.08.2007, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : https://www.theguardian.com/world/2007/aug/02/russia.arctic

14 Honneland, op. cit., 2015, p. 45.

15 Steinberg, Contesting the Arctic : politics and imaginaries in the Circumpolar North, Tauris, 2015, p. 21.

16 Idem., p. 21.

17 Weinberg, Alvin, « Impact of Large-Scale Science on the United-States », Science, Vol. 134, No. 3473, 1961, p. 161.

18 Voir: Krige, John, « The peaceful atom as a political weapon. Euratom and American Foreign Policy in the Late 1950s », Historical Studies in the Natural Science, Vol. 38, No. 1, Winter 2008.

19 Discussion avec Eric Hoesli à bord du Molchanov.

20 Laruelle, op. cit., p. 12.

21 Regnum, Lavrov : L’Arctique est notre maison commune, 25.01.2016, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : https://regnum.ru/news/polit/2063168.html

22 Region22, Aleksander Frolov: L’Arcitque est notre maison commune et on doit la rendre confortable, 31.03.2017, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : https://region29.ru/2017/03/31/58de02c92817ca91ca00834d.html

23 Yamal-Region, L’Arctique est notre maison commune, 09.08.2017, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : http://yamal-region.tv/news/26565/ Tjumenskaja Pravda, L’Arctique est notre maison commune, [Consulté le 11 septembre 2017] Disponible à l’adresse : http://tyum-pravda.ru/economica/33520-komfortnaya-arktika-nash-obshchij-dom

24 Honneland, op., cit., 2015, p. 54.

25 Laruelle, op. cit., p. 19.