Février 2018

Début de campagne pré-électorale polarisée

Chisinau. La déclaration du Parlement moldave condamnant les attaques et les ingérences de la Russie dans l’information et la politique moldave, a été adoptée par une majorité parlementaire à l’initiative du Parti Démocrate. Les socialistes ont quitté la réunion en signe de protestation. Le chef de l’État et leader du Parti Socialiste pro-russe, Dodon, a déclaré que ce « geste anti-russe est le plus déséquilibré au plus haut niveau des 25 dernières années, les Euro-unionistes parlementaires ont surpassé la rhétorique hostile des soldats de première ligne ultra-nationalistes du début des années 90 ». Après l’expulsion de 5 diplomates russes au mois de mai dernier, le Parti Démocrate avait interdit les informations et émissions politiques provenant de pays n’ayant pas ratifié la Convention Européenne sur la Télévision Transfrontière (Russie et quelques pays européens).

La crainte qu’une détérioration des relations avec la Russie ravive le conflit gelé de Transnistrie, occupée par les troupes russes aux frontières de la Moldavie, s’inscrit en fond de pré-campagne électorale, dans le pays ayant adopté la neutralité dans sa Constitution de 1994. L’établissement du bureau de liaison de l’OTAN à Chisinau, au mois de décembre, apolarisé la société moldave, peu informée sur l’Organisation, selon un sondage organisé par l’OTAN entre le mois de novembre 2017 et janvier 2018.

Janvier 2018

Moldavie : l’intégration européenne reste une priorité pour le nouveau gouvernement

Chisinau. “Le parlement de la République moldave a l’intention de condamner les attaques de la Russie portant atteinte à la sécurité de l’information du pays et les interférences abusives dans la politique nationale moldave”, a annoncé le parlement moldave sur son compte Twitter. Après la crise politique parlementaire qui avait suspendu de ses droits le président moldave, Igor Dodon, souhaitant le rapprochement avec Moscou, au mois de janvier, les réformes en vue de l’adhésion à l’UE s’accélèrent, visant, entre autres,  la réforme structurelle et organisationnelle du parlement et la législation des médias, discutée avec les membres du parlement danois. Une loi anti-propagande avait précédemment été promulguée au mois de janvier.Des investissements danois en Moldavie portant sur l’énergie renouvelable sont également en cours de discussion. L’intégration européenne est une priorité pour la Moldavie comme le précise Andrian Candu, le président du parlement à Chisinau. Le règlement du conflit gelé de la Transnistrie, avec la présence militaire russe aux frontières de la Moldavie, n’est pour l’instant, pas à l’ordre du jour.

Moldavie : Une issue momentanée à la crise politique

isinau. Le 10 janvier, sept nouveaux ministres ont été nommés au gouvernement moldave sous la présidence par intérim de Andrian Candu, président du Parlement. Le président moldave, Igor Dodon,qui n’avait pas exclu l’annulation des Accords d’Association avec l’Union Européenne signés en 2014 et s’était rapproché économiquement de Moscou, avait refusé un remaniement ministériel en raison de “corruption et d’incompétence” des hommes politiques proposés. La Cour Constitutionnelle saisie, Igor Dodon est suspendu de ses droits depuis le début du mois de janvier. Le rapprochement avec Moscou s’était récemment renforcé, sous la présidence de Igor Dodon, avec des accords bi-latéraux,  l’ouverture de certains marchés russes aux exportations moldaves, et la régularisation des travailleurs migrants moldaves en Russie (500 000 vers la Russie et autant vers l’UE) Ces décisions pourraient ’être remises en cause lors des prochaines élections législatives à la fin de l’année dans un des  pays les plus pauvres de l’Europe où plus de 60% de la population porte un regard positif sur la Russie.