Novembre 2017

Rupture diplomatique évitée

Ukraine-Russie. Sous la pression du gouvernement ukrainien, la Verkhovna Rada a annulé le vote d’un amendement à la loi « Réintégration du Donbass » prévu jeudi 16 novembre. Cet amendement aurait officialisé une rupture des relations diplomatiques avec la Russie, ce qui aurait pu provoquer une escalade des tensions autour du conflit dans l’Est de l’Ukraine. Selon le journal britannique The Independent, la proposition de cet amendement par Ivan Vinnik, membre de la faction présidentielle au parlement et proche du parti de la coalition, People’s Front, ferait partie d’une manœuvre politique destinée à déstabiliser l’actuel président ukrainien, Petro Porochenko, en lutte de pouvoir contre son ministre de l’intérieur, Arsen Avakov.

Négociations stratégiques

S. Lavrov et V. Makei

Moscou-Minsk. Le ministre des Affaires Étrangères de la Biélorussie, V. Makei a été reçu par son homologue russe, Serguei Lavrov, à Moscou le 15 novembre. A l’issue de la rencontre, un document a été signé, portant sur un programme d’actions coordonnées en politique étrangère pour les deux prochaines années. Ces actions concernent les plateformes bilatérales et diverses organisations internationales qui « contribueront à établir encore plus étroitement des contacts de confiance entre nos ministères et nos pays » a déclaré V. Makei. Une conférence de presse a suivi la rencontre. À la question de savoir si la Biélorussie participerait à une mission des Casques Bleus dans le Donbass (Kommersant), V. Makei a rappelé que dès 2014, le Président de la Biélorussie avait proposé l’envoi d’un contingent de maintien de la paix dans les zones de conflit, par conséquent, le pays serait favorable à une future participation à une mission des Casques Bleus.

Coopération arctique

Moscou-Séoul. Une rencontre entre le Ministre russe du développement, Alexandre Galushka, et le Ministre des affaires maritimes sud coréen, Kim Yong-suk, a fait avancer les projets de coopération des deux pays pour le développement de la Route du Nord. Des investissements coréens conséquents sont envisagés pour la construction de deux centre de transit de marchandises, à Mourmansk à l’ouest et Petropavlosk à l’est ainsi que la construction d’un nouveau brise-glace coréen afin d’assurer le transport maritime de la Route du Nord a été annoncé lors de la réunion. Depuis quelques années, les compagnies sud-coréennes s’intéressent activement au nouvel accès de navigation et le géant Hyundai prévoit le transport de 2,500-3,500 TEU dès 2020.

Questions iraniennes

Russie-Iran-Azerbaïdjan. Une réunion trilatérale s’est tenue ce 1er novembre en Iran, entre les présidents russe, Vladimir Poutine, et ses homologues iranien, Hassan Rohani et d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev. La sécurité et la coopération économique de la région furent évoquées avec notamment le futur approvisionnement en gaz russe du nord de l’Iran, via le réseau de pipeline en Azerbaïdjan. Vladimir Poutine s’est ensuite entretenu par téléphone avec le président français Emmanuel Macron, « en faveur d’une mise en œuvre claire du plan d’action global commun pour résoudre la situation autour du programme nucléaire iranien. » Emmanuel Macron pourrait se rendre prochainement en Iran, comme il l’a annoncé. La dernière visite d’un chef d’État français en Iran fut celle de Valéry Giscard d’Estaing en 1976.

Allemagne-Russie

Moscou-Berlin. Le Président allemand, Franck-Walter Steinmeier s’est rendu à Moscou mercredi dernier pour y rencontrer son homologue russe, Vladimir Poutine. L’Allemagne est l’un des premiers partenaires économiques et investisseur de la Russie. La coopération future entre les deux pays porte sur l’énergie (construction de centrales dans les régions de Moscou et Samara) ou le nouveau contrat de la compagnie pétrochimique allemande Linde au Tatarstan. Malgré les relations entre les deux pays, « loin d’être normales », la Russie et l’Allemagne partagent « des liens historiques millénaires » a déclaré le Président allemand, précisant qu’il était important «de résister à l’aliénation des dernières années et de continuer à dire que nous vivons en Europe ensemble. »