Par Valérie Geneux

Balkans. L’actualité de cette semaine a été marquée par la réélection de V. Poutine en Russie. Dans les Balkans ce nouveau mandat présidentiel a été l’occasion de réaffirmer ou non dans la presse les alliances stratégiques entre les différents États. D’un côté, les États qualifiés de pro-russes ou avec un gouvernement pro-russe dont la Serbie de A. Vucic, I. Dodon, président de la Moldavie, K. Grabar Kitarovic, présidente de la Croatie et M. Dodik président de la République Srpska ont félicité le chef d’État russe en soulignant l’amitié, la coopération et l’état des bonnes relations entre le partenaire russe et leur gouvernement. La Serbie, qui a envoyé une délégation d’observateurs durant les trois jours de la présidentielle russe, a souligné qu’elle allait « s’inspirer de l’expérience de la démocratie russe et tenter de l’appliquer à la Serbie »

Les autres États balkaniques, à savoir la Roumanie, la Macédoine, le Kosovo, l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et la Bulgarie, n’ont pas manifesté de réaction. Cela peut se comprendre par le fait que la plupart d’entre eux font partie de l’OTAN, organisation profondément antirusse par essence. Ainsi les Balkans se retrouvent divisé entre les pro-russes et les pro-occidentaux, acteurs qui tentent chacun par leurs moyens d’imposer leur influence dans la région.