Par Isabelle Bairamukova

À l’heure actuelle, la tendance à renforcer le rôle des femmes dans la politique augmente partout dans le monde. Des femmes présidentes et premiers ministres élues deviennent progressivement un symbole du temps moderne. La plupart des pays développés passent à une nouvelle étape de leur développement associée à la demande croissante de la population pour la qualité de la vie et le développement du capital humain.

Tout cela se reflète d’abord dans la politique de l’État dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la sécurité sociale. Partout dans le monde, une demande est faite pour rétablir l’équilibre entre les genres dans la direction de l’État et créer un mécanisme plus rationnel pour gouverner le pays à tous les niveaux. C’est pourquoi aujourd’hui la promotion des femmes au pouvoir est un instrument de développement stable de la société.

De ce point de vue, l’exemple de la Russie est intéressant.

Cette dernière ne figure pas sur la liste des pays ayant un pourcentage élevé de femmes en politique.

Au contraire, on constate une tendance à la diminution constante du nombre de femmes dans les organes législatifs et exécutifs, ainsi que parmi les chefs des administrations des sujets de la fédération et des grandes villes. Conformément à cela, une question se pose: quelle est la cause d’une telle asymétrie entre les genres dans la politique russe?

Pour répondre à cette question il est important d’examiner le contexte historique et politique qui a influencé la formation de cette tendance. D’abord, nous allons examiner le rôle et la place des femmes dans la culture russe. Ensuite, il faut analyser l’évolution de la participation des femmes dans la politique de la Russie soviétique puis  le contexte du problème d’asymétrie de genre dans le gouvernement et l’administration en Russie contemporaine.

La femme et la culture russe

L’étude du rôle de la femme en Russie ne peut se faire sans se pencher sur sa place dans la culture russe. L’image d’une femme russe peut être trouvée dans tous les genres et types de créativité artistique: du folklore à la pensée culturelle moderne.

Dans le folklore russe une femme apparaît de diverses manières. Presque tous les écrivains russes ont parlé et écrit à propos de la femme. Notamment, Yuri Lotman distingue trois stéréotypes d’images féminines dans la littérature russe, qui sont fermement établies dans la culture.

La première, c’est l’image d’une femme aimante très sentimentale, la seconde est un personnage démoniaque qui détruit toutes les conventions du monde créées par les hommes, la troisième image littéraire et quotidienne typique est une héroïne féminine.[1]

La femme russe n’était pas absolument impuissante, mais la conscience publique lui assignait traditionnellement un rôle secondaire dans la vie publique et politique. Ce principe a été légiféré par l’État. Les femmes ne pouvaient pas participer personnellement à des réunions ainsi qu’exercer leurs droits électoraux.[2]

Dans le revue de l’Institut des langues et cultures d’Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie « Les femmes en Russie: parcours, mythes et représentations  » on a bien expliqué la question de la femme dans la culture russe en disant que c’était lié au choix de la voie: « La question féminine est au cœur de l’histoire russe, elle touche la question de la voie de développement, entre Orient et Occident. Sur l’émancipation des femmes, la Russie est à la fois en avance et en retard sur l’Occident. Toute la culture russe est parcourue par cette recherche permanente d’un impossible équilibre, entre l’imitation de l’Occident et le retour archaïque à un passé national plus ou moins fantasmé. C’est, sans doute, cette tension permanente, à la fois géographique et historique, qui fait la richesse et l’inventivité de la culture russe, de sa littérature, et de sa pensée philosophique et politique atypique« . [3]

Les grand-mères russes sont l’objet d’une représentation particulière dans la culture russe. En Russie, elles sont toujours considérées comme une idée classique de l’idéal féminin.

La chercheure Giulia Gigante a également travaillé sur les caractéristiques des babouchkas: « Les grands-mères dans la littérature russe contemporaine jouent le rôle de charnière entre le présent et le passé, elles assurent les fonctions et transmettent les valeurs de la féminité, au-delà même de la tradition, incluant l’amour maternel, le souci du quotidien, la tolérance, le courage, l’honnêteté, la culture en général. Elles préservent la sphère privée contre le discours officiel« .[4]

Ainsi, on peut dire qu’en général aujourd’hui, une des images culturelles les plus claires et les plus conservées à ce jour est l’image d’une femme russe comme la mère et la gardienne du foyer. Une des caractéristiques principales d’une telle femme c’est l’héroïsme. Cette idée de la femme ne pouvait qu’affecter, voire refléter plutôt négativement, sa position ultérieure dans la vie politique du pays.

Femmes en Russie soviétique

Après la révolution bolchevique, le statut des femmes dans la société russe a considérablement changé. L’égalité hommes – femmes et la libération de ces dernières de l’oppression sociale ont été réalisées dans de nombreux décrets et lois. Ces lois garantissaient l’égalité de l’éducation, des salaires, des droits dans la conclusion et la dissolution du mariage etc.

Diverses institutions étatiques et partisanes, mais aussi des femmes, ont pris la parole pour la mise en œuvre de propositions officielles liées à l’émancipation.

Cependant, certaines difficultés sont apparues, causées par les conditions historiques, sociales et idéologiques du régime. Cela a beaucoup influencé les résultats de la politique à propos des femmes au début de l’ère soviétique. Évelyne Enderlein dans son ouvrage « Les femmes en Russie soviétique » écrit: « Dès 1917, le nouveau pouvoir voulut réaliser une libération de la femme, telle qu’aucun autre régime n’était en mesure de l’accorder. Les bolcheviques affirmaient que la femme doit travailler comme l’homme, gagner, comme lui, sa vie et exercer ses responsabilités dans l’État. Pour ce faire, il accorde d’embler toutes les libertés aux femmes« .[5]

Après un certain temps, à cause de l’anarchie provoquée par l’émancipation et la prise de conscience des femmes (la débauche dans les villes et le désarroi dans les campagnes conservatrices[6]) les bolcheviks ont décidé de changer leur doctrine.

Ainsi, selon Enderlein: « Dans les années 1950-1960, on admit à nouveau que la condition primordiale de l’épanouissement de la femme est non seulement sa possibilité d’exercer le métier de son choix, mais encore le droit de mener une existence familiale harmonieuse. Depuis lors, le principe de l’harmonisation, de conciliation des différents rôles de la femme ne fut plus remis en question« .[7] Alors, bien que la femme soviétique émancipée ne fût l’égal d’un homme que sur le papier, mais pas dans la vie réelle et dans le monde du travail, en URSS les femmes n’avaient exceptionnellement accès qu’aux plus hauts organes de l’État, du parti, de la science ou de la culture.[8]

Ainsi, en Russie soviétique, en raison du système de points de vue susmentionnés, les femmes, à cause de la domination masculine, ne cherchaient pas à occuper des postes élevés. Au contraire, elles s’appliquaient au niveau local où les affaires politiques suscitaient un certain intérêt, mais où il n’y avait pas de concurrence avec les hommes.

Depuis le milieu des années 1980, de nombreuses structures associées à des cadres régis par les règlements de parti communiste se sont effondrées. En Russie, encore une fois, on commence à parler des femmes, de leurs problèmes dans la vie moderne et de leur place dans la structure politique de la société russe. Ainsi, en 1993, le mouvement « Femmes de Russie » a même vu le jour. En outre, diverses associations de femmes ont également commencé à apparaître. A ce moment, les femmes pouvaient exprimer publiquement leurs droits à un statut égal à celui des hommes.

Asymétrie de genre dans le gouvernement et l’administration

La modernisation de la société russe au début du XXe siècle a beaucoup compliqué les tâches de l’État car elle exigeait des employés du gouvernement une formation professionnelle. À cet égard, la politique du personnel du gouvernement a changé progressivement avec comme critère principal pour le remplacement de divers postes dans l’appareil d’État le niveau d’éducation.[9] Cependant, dans la Russie contemporaine, le pourcentage de femmes représentées dans les structures politiques n’est pas significatif par rapport aux autres pays. De ce point de vue, il est intéressant de retracer la représentation des femmes au pouvoir en Russie.

Selon les statistiques, il y a environ 78 millions de femmes et 67 millions d’hommes vivant en Russie.[10] En moyenne, les femmes représentent la moitié ou un peu plus de la moitié de la population de la Russie. Les données montrent que, dans de nombreux pays, les femmes représentent plus d’un tiers des députés du parlement, mais selon les statistiques de l’ONU et de l’Inter-Parliamentary Union qui fournit un classement par pays pour la représentation ministérielle et parlementaire et aussi des statistiques sur les femmes occupant des postes de direction politique, la Russie partage le 128ème place avec le Chili.[11]

En ce qui concerne la participation des femmes à des instances supérieures de pouvoir représentatif, la Russie est loin derrière la plupart des pays européens.

Selon les statistiques russes, en 2014 il y avait environ 6-7% de femmes présentées dans les services de l’État.[12] Dans la Douma russe il y a seulement environ 14% des femmes-députés. La, 18% du nombre total de députés sont les femmes représentant les intérêts du parti « Russie unie ». À titre de comparaison, en 1984, le Soviet suprême de l’URSS comptait 32% de femmes.[13]

Si on tient compte des récents changements dans le gouvernement russe, depuis le début du XXIe siècle les femmes ont accédé à des postes élevés. Cependant leur pourcentage est très bas.

Parmi les fonctionnaires des organismes gouvernementaux, les femmes n’occupent pratiquement pas de positions dirigeantes dans ce système.

Dans le gouvernement précédant la réélection de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie, trois femmes figurent parmi les ministres: la vice-première ministre Olga Golodets, la ministre de la santé Veronika Skvortsova et la ministre de l’éducation Olga Vasilyeva. [14] En outre, le chef du Conseil de la Fédération de Russie est une femme – Valentina Matviyenko et parmi les sénateurs se trouvent de nombreuses  femmes. Ce que l’on ne peut pas dire à propos des leaders des sujets de la Fédération ou l’on compte seulement cinq femmes – le chiffre est extrêmement bas.[15]

Comme le montrent les faits ci-dessus, la situation de faible représentation féminine dans les organes législatifs et exécutifs fédéraux a des racines profondes et reflète le système de gestion historiquement développé dans lequel la promotion des femmes n’était pas du tout encouragé. Cet état de choses a été observé à l’époque soviétique et il subsiste encore aujourd’hui.[16]

Plusieurs raisons peuvent expliquer une telle inégalité entre les genres. En premier lieu, l’on peut mentionner la faiblesse du développement des institutions de la société civile et la faible activité politique des femmes elles-mêmes car dans la lutte pour le pouvoir elles manquent de compétences politiques et professionnelles. Ainsi, Olga Zhukova dans sa thèse consacrée aux inégalités de genre écrit:  » Les femmes russes effectuent leur carrière politique plus naturellement, et ne montrent pas une grande volonté pour se battre pour leur place en politique. Le manqué de conditions adéquates qui garantissent aux femmes leur représentation aux législatives amène à une telle situation quand la branche législative devient davantage fermée aux femmes« .[17] Zhukova écrit également que les femmes et même la société russe trouvent cette situation tolérable.

D’un autre côté, il s’agit d’un faible niveau de développement de la démocratie en soi, d’un cadre juridique et réglementaire inadéquat. Ainsi, selon Zhukova : « Malgré l’adoption d’une législation favorable aux femmes en politique, leur présence dans les organes législatifs se présente toujours sous une forme pyramidale. Les lois qui devraient favoriser l’augmentation du taux de femmes en politique ont visé à éliminer le décalage, mais on s’aperçoit qu’elles favorisent en réalité l’élaboration des mêmes schémas inégalitaires dans la société et, ce qui est plus important, en politique, le domaine où le pouvoir est concentré.[18]

Mais le facteur principal qui entrave significativement l’avancement des femmes russes dans la politique et le pouvoir est la préservation durable des traditions et des stéréotypes socioculturels patriarcaux.

C’est l’influence de facteurs culturels, tels que les valeurs patriarcales de l’électorat, les traditions de domination des hommes au pouvoir. Dans son article  » Les violences contre les femmes en Russie  » Francoise Dauce parle également de cette position de la femme:  » La principale cause réside dans les normes et valeurs patriarcales qui se sont renforcées depuis la fin de l’Union soviétique, le système patriarcal étant entendu dans cette perspective comme une domination masculine s’exerçant dans le domaine familial mais aussi professionnel ou politique. La femme étant d’abord considérée comme une mère, ses droits sont subordonnés aux intérêts de sa famille et de ses enfants« .[19]

Ainsi, aujourd’hui, la participation des femmes russes à la gouvernance de la Russie reste inadéquate pour leur contribution aux activités publiques et politiques. En Russie, il existe des inégalités de genres, mais pas seulement sur le statut et le rôle des hommes et des femmes dans la société russe, mais aussi dans la perception du monde politique. Ce fait affecte beaucoup la culture politique des femmes. Comme résultat, pour elles la priorité de vie sont le conservatisme, la stabilité, la volonté d’accepter sans contestation le droit au pouvoir de l’État et d’y obéir.[20]

Quelles seraient donc les solutions possibles ? Pendant longtemps les stéréotypes socio-culturels et autres mentalités dans la société russe ont beaucoup changé la vision russe à propos de la position de la femme au sein de la société. Comme l’écrit Zhukova, « une telle situation dépend du développement historique de la Russie et de sa spécificité culturelle et politique. Cela a formé ce type de problèmes dans la législation de l’égalité des genres, ainsi que du rôle de l’État dans la régularisation de l’égalité ».[21]

Cependant, on ne peut pas dire que certains travaux dans ce sens ne sont pas menés en Russie. Pour les politiciennes débutantes la situation est loin d’être désespérée car un certain nombre d’actes juridiques normatifs sur le statut des femmes en Russie et sur le renforcement de leur rôle dans le système du pouvoir d’État ont considérablement modifié l’alignement des forces. Cependant, ces documents n’étaient pas accompagnés de procédures de mise en œuvre suffisantes, ni d’un soutien financier.

Pour surmonter l’asymétrie entre les genres les différents mouvements des femmes doivent protéger les droits des femmes et aussi stimuler et promouvoir leur activité politique.

Parmi les autres recommandations on peut également mentionner:

– l’introduction des statistiques de genre au niveau fédéral et au niveau de l’administration publique dans les régions;

– la formation professionnelle des femmes pour la gestion,

– la sélection qualitative des femmes pour pourvoir les postes vacants de dirigeants étatiques et municipaux.[22]

Dans les matériaux de la conférence internationale « Femme et liberté » Vladimir Tischkov écrit:  » Apparemment, il est temps d’étudier plus attentivement l’électorat féminin, les motivations politiques et les préférences des femmes, les méthodes de leur organisation politique et de leur éducation, ainsi que la formation du personnel à travers le système des académies politiques féminines« .[23]

Évidemment, toutes les recommandations susmentionnées permettront une modernisation politique plus qualitative en Russie, en renforçant la stabilité sociale et en augmentant le niveau d’engagement civique de la population russe.

Conclusion

La position de la femme en Russie a passé un chemin historique long et compliqué avant de devenir un droit universel et accessible.

Basé sur une pensée stéréotypée et plutôt patriarcale, le rôle des femmes dans la société russe revenait souvent au rôle de la mère. Dans la Russie contemporaine , la situation a changé, mais après l’acquisition de vastes droits et opportunités, les femmes n’ont toujours pas pris de positions importantes dans les structures dirigeantes de la société russe. Ce signal est à la fois alarmant et dangereux.

Néanmoins, les femmes dans la politique russe représentent un phénomène très positif mais au même temps complexe et contradictoire. Il est évident que sans le bon degré de solidarité et sans soutien de masse que les hommes utilisent beaucoup plus activement, les femmes russes passent souvent leur chemin parfois très difficile de carrière politique. De plus, les femmes politiques doivent plus souvent gérer les problèmes familiaux que les hommes, et cela pose aussi la question de l’inégalité au sein de la famille car le mari est plus orienté vers la carrière.

Si on peut observer une certaine ouverture de l’espace politique aux femmes russes, il y a encore beaucoup des obstacles juridiques et les difficultés culturelles sur leur chemin.

L’inégalité des genres en politique russe est l’un des obstacles les plus importants de la transformation démocratique de la Russie. Alors, il est nécessaire d’accroître la représentation des femmes dans le processus électoral et de développer et de renforcer le mouvement des femmes. L’activité politique élevée des femmes est une garantie à la fois de la démocratie en Russie et de la démocratie pour les femmes elles-mêmes. Sans l’activité des femmes, il y aura un préjugé patriarcal en politique en Russie et la vie politique pour la plupart des femmes restera secondaire.

Bibliographie

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[1] Лотман Ю.М. Беседы о русской культуре. Быт и традиции русского дворянства (XVIII-начало XIX века), Санкт-Петербург, «Искусство — СПБ», 1994, с.85-86.

[2] Гарбуз Г.В. Женщины на государственной службе в России в начале XX в // Известия ВУЗов. Поволжский регион. Гуманитарные науки. 2009. №2. С.22-28, consulté le 10.12.2017. URL: http://cyberleninka.ru/article/n/zhenschiny-na-gosudarstvennoy-sluzhbe-v-rossii-v-nachale-xx-v

[3] Isabelle Després, Les femmes en Russie : parcours, mythes et représentations: Introduction », ILCEA [En ligne], 29 | 2017, mis en ligne le 30 juin 2017, consulté le 05 décembre 2017. URL: http://ilcea.revues.org/4204

[4] Giulia Gigante, « Au-delà des générations. Pistes de réflexion sur la représentation du personnage de la grand‑mère dans la littérature russe contemporaine », ILCEA [En ligne], 29 | 2017, mis en ligne le 30 juin 2017, consulté le 08 decembre 2018. URL : http://journals.openedition.org/ilcea/4250

[5] Enderlein, E. (1999). Les femmes en Russie soviétique 1945-1975 : Perspectives 1975-1999 (Des idées et des femmes). Paris [etc.] : L’Harmattan, p.17.

[6] Enderlein, E. (1999). Les femmes en Russie soviétique 1945-1975 : Perspectives 1975-1999 (Des idées et des femmes). Paris [etc.] : L’Harmattan, p.18-19.

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] Гарбуз Г.В. Женщины на государственной службе в России в начале XX в // Известия ВУЗов. Поволжский регион. Гуманитарные науки. 2009. №2. С.22-28. [En ligne], URL: http://cyberleninka.ru/article/n/zhenschiny-na-gosudarstvennoy-sluzhbe-v-rossii-v-nachale-xx-v (consulte le 10.12.2017)

[10] Женщины и мужчины России. 2016: Стат.сб./ Ж56 Росстат. – М., 2016. – p.23.

[11] Women in politics 2017 map [En ligne], URL: http://www.unwomen.org/en/digital-library/publications/2017/4/women-in-politics-2017-map (consulte le 10.12.2017)

[12] Женщины и мужчины России. 2016: Стат.сб./ Ж56 Росстат. – М., 2016. – p.93.

[13] Гарбуз Г.В. Женщины на государственной службе в России в начале XX в // Известия ВУЗов. Поволжский регион. Гуманитарные науки. 2009. №2. С.22-28. [En ligne], URL: http://cyberleninka.ru/article/n/zhenschiny-na-gosudarstvennoy-sluzhbe-v-rossii-v-nachale-xx-v (consulte le 10.12.2017).

[14] Site officiel du gouvernement de la Russie. URL: http://government.ru/gov/persons

[15] Site officiel du Conseil de Fédération. URL: http://www.council.gov.ru/structure/members/

[16] Гарбуз Г.В. Женщины на государственной службе в России в начале XX в // Известия ВУЗов. Поволжский регион. Гуманитарные науки. 2009. №2. С.22-28. [En ligne], URL: http://cyberleninka.ru/article/n/zhenschiny-na-gosudarstvennoy-sluzhbe-v-rossii-v-nachale-xx-v (consulte le 10.12.2017)

[17] Zhukova, O. (2013). Agenda politique et régime de genre : Comparaison socio historique des évolutions en Russie et en France. Saarbrücken : Editions universitaires européennes, p.346.

[18] Zhukova, O. (2013). Agenda politique et régime de genre : Comparaison socio historique des évolutions en Russie et en France. Saarbrücken : Editions universitaires européennes, p.298.

[19] Daucé, F., & Regamey, A. (2012). Les violences contre les femmes en Russie : Des difficultés du chiffrage à la singularité de la prise en charge. Cultures Et Conflits,(85/86), p.182.

[20] Гарбуз Г.В. Женщины на государственной службе в России в начале XX в // Известия ВУЗов. Поволжский регион. Гуманитарные науки. 2009. №2. С.22-28. [En ligne], URL: http://cyberleninka.ru/article/n/zhenschiny-na-gosudarstvennoy-sluzhbe-v-rossii-v-nachale-xx-v (consulte le 10.12.2017)

[21] Zhukova, O. (2013). Agenda politique et régime de genre : Comparaison socio historique des évolutions en Russie et en France. Saarbrücken : Editions universitaires européennes, p.374.

[22] Тишков В. A. Женщина в российской политике и структурах власти // Женщина и свобода: пути выбора в мире традиций и перемен. Материалы Международной конференции. М., Наука, 1994. С. 8-16.

[23] Тишков В. A. Женщина в российской политике и структурах власти // Женщина и свобода: пути выбора в мире традиций и перемен. Материалы Международной конференции. М., Наука, 1994. p.15.